|
|
|
|
 |
 |
 |
| |
DEVENIR MEMBRE DU CANOS |
|
| |
|
|
| |
On devient membre du CANOS par conviction : conviction que les non-syndiquéEs ont droit à des conditions de travail décentes et à un salaire décent; conviction qu'ensemble on peut changer les choses, améliorer les conditions de travail et de vie. Parce qu'on veut participer activement à l'amélioration de nos conditions de vie et de travail.
En devenant membre du CANOS, on augmente notre poids politique. En effet, plus les membres sont nombreux, plus le CANOS aura du poids auprès des différentes instances, par rapport aux revendications qu'il porte. En outre, sur le plan personnel, on acquiert des connaissances sur les droits au travail des non-syndiquéEs, sur les enjeux qui affectent les conditions de travail et de vie et sur le fonctionnement démocratique d'un organisme communautaire.
Enfin, devenir membre permet de participer à la vie démocratique du groupe, de recevoir le bulletin d'information À la pige, de s'impliquer dans des causes sociales, selon ses disponibilités et ses intérêts.
Comment devenir membre ?
Pour être membre au CANOS, il faut adhérer à la mission et aux objectifs de l'organisme. On peut être membre militant ou membre sympathisant, c'est un choix individuel, qui est influencé par la disponibilité et les convictions de chacun.
*Note : Le CANOS accepte que des organismes ayant à cœur l'amélioration des conditions de travail et de vie des travailleuses et travailleurs non syndiquéEs, deviennent membres sympathisants. Ces membres ou leurs représentantEs peuvent assister aux assemblées générales et donner leur avis sur toutes questions qui y sont discutées, mais n’ont ni le droit de vote, ni le droit de siéger au conseil d'administration.
|
|
| |
|
|
 |
 |
 |
|
Haut  |
|
Haut  |
 |
 |
 |
| |
LA DÉFENSE COLLECTIVE DES DROITS |
|
| |
|
|
| |
Grosso modo, on peut dire qu’il existe 3 formes de défense des droits.
| 1. |
La défense des droits individuels
Dans ce type de défense, ce sont habituellement les avocates et les avocats qui représentent un individu devant les tribunaux pour faire valoir ses droits à titre individuel. Par exemple, quand le voisin pose sa clôture sur mon terrain ou quand un créancier veut se faire payer, ce sont les avocats qui plaident en cour. |
| |
|
| |
Certains groupes populaires et communautaires font également ce qu’on appelle de la représentation devant les tribunaux administratifs. Ainsi, les associations de chômeurs (MAC) vont défendre les dossiers des prestataires d’assurance-emploi devant la Commission. |
| |
|
| 2. |
La défense des droits collectifs
Dans ce type de défense, ce sont un ou deux représentantEs qui vont négocier des conditions de travail pour l’ensemble des salariéEs d’une entreprise. Les syndicats en sont un bon exemple. La convention collective prévoit les mécanismes d’application ainsi que les sanctions en cas de non-observance. |
| |
|
| |
Il existe également des groupes populaires, communautaires et de femmes qui font de la défense des droits collectifs. Il y a quelques années, les centres de femmes du Québec ont soutenu Suzanne Thibodeau. Cette lutte a eu pour résultat la perception automatique de la pension alimentaire ainsi que sa non-imposition dans le revenu de la mère. Un autre bon exemple est celui des groupes de personnes accidentées du travail qui réclament que la CSST régularise la situation dans les usines pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs. |
| |
|
| 3. |
La défense collective des droits
La défense collective est surtout le fait de groupes populaires, qui réclament des amendements législatifs pour l’ensemble de la population. Mais la tâche va plus loin. Il faut également que la population concernée participe au processus d’analyse de la situation, de prise de décision et d’action collective. Une des façons de faire de la « défense collective des droits » est l’éducation populaire autonome. |
| |
|
| |
Voyons en la définition :
(adoptée en 1978 par l'Assemblée générale des OVEP du Québec)
"L’éducation populaire autonome représente l’ensemble des démarches d’apprentissage et de réflexion critique par lesquelles des citoyennes et des citoyens mènent des actions qui pousse à une prise de conscience individuelle et collective au sujet de leurs conditions de vie et de travail et qui visent à court, à moyen ou à long terme, une transformation sociale, économique, culturelle et politique de leur milieu." |
|
| |
|
| |
C’est de celle-ci dont nous allons parler. |
|
|
| |
|
|
 |
 |
 |
|
Haut  |
 |
 |
 |
| |
POUR FAIRE DE LA DÉFENSE COLLECTIVE DES DROITS, IL FAUT DONC SUIVRE LES QUATRE (4) PRINCIPES SUIVANTS :
| 1. |
avoir une visée de transformation sociale et travailler sur les causes plutôt que sur les effets des problèmes sociaux qui ont été identifiés; |
| |
|
| 2. |
adopter des démarches d’apprentissage qui mènent à des actions collectives; |
| |
|
| 3. |
rejoindre des populations qui ne contrôlent pas ou qui contrôlent peu leurs conditions de vie et de travail; |
| |
|
| 4. |
favoriser la prise en charge d’un groupe et des démarches d’apprentissage par les membres. |
L’ÉDUCATION POPULAIRE AUTONOME EST INDISSOCIABLE DES LUTTES SOCIALES, PUISQUE C’EST DANS CES LUTTES QU’ELLE PLANTE SES RACINES :
(Congrès d'orientation du MÉPACQ, février 2000)
Par luttes sociales, on entend l’ensemble des actions soutenues et énergiques permettant de s’organiser collectivement pour résister aux injustices sociales et transformer la société, dans une perspective de plus grande justice sociale, notamment en identifiant les injustices, en les dénonçant, en les combattant et en proposant des solutions.
On peut donc dire que la défense collective des droits est une façon de s’organiser collectivement pour agir contre les injustices sociales et l’inéquité. Elle implique également qu’on doive travailler avec les personnes qui vivent les problèmes identifiés, que ce sont ces dernières qui doivent effectuer le travail de prise de conscience, d’analyse sociale et politique. Ces personnes doivent ensuite décider des actions à prendre pour transformer la société. Il y a donc tout un travail de sensibilisation et de formation à faire avec les membres pour qu’elles et ils puissent acquérir des compétences et devenir des agents de transformation dans leur propre milieu.
Faire de la défense collective des droits et de l’éducation populaire autonome, c’est un long processus. Il faut beaucoup de patience et accepter de recommencer sans cesse le processus avec de nouvelles personnes pour former le plus de militantes et de militants possible. Le découragement n’est pas à l’ordre du jour, puisque le processus est plus important que le résultat.
EXEMPLE : Lors de la marche mondiale des femmes en l’an 2000, le CANOS portait le dossier de l’augmentation du salaire minimum. Après deux longues années de campagne et de sensibilisation, nous n’avons obtenu qu’un maigre 10 cents, qui équivalait davantage à une indexation qu’à une augmentation.
CEPENDANT, NOUS NOUS SOMMES RAPPROCHÉ-ES DU BUT, PUISQUE LA POPULATION A DÉSORMAIS REPRIS NOTRE CONTRE-DISCOURS À SON COMPTE. C’EST ÇA QUI EST IMPORTANT!
LA DÉFENSE COLLECTIVE DES DROITS DOIT DONC MENER UN JOUR OU L’AUTRE À DES ACTIONS COLLECTIVES VISIBLES QUI INTERPELLENT LA POPULATION, LES MÉDIAS, LES ÉLUS...
|
|
| |
|
|
 |
 |
 |
|
Haut  |
 |
 |
 |
| |
COMMENT RECONNAÎT-ON, DE FAÇON OBJECTIVE, UN ORGANISME QUI FAIT DE LA DÉFENSE COLLECTIVE DES DROITS ?
| 1. |
L’organisme conçoit des activités d’éducation populaire autonome (ÉPA) sous une forme ou sous une autre : activités de formation, de sensibilisation; production de documents d’information et de sensibilisation pour les membres et la population en général, etc. |
| |
|
| 2. |
L’organisme conduit des activités reliées à une action politique non partisane. Par exemple, il analyse des projets de loi, élabore des plates-formes de revendications, réalise des recherches-action sur des sujets particuliers, rédige et présente des mémoires, etc. |
| |
|
| 3. |
L’organisme élabore des activités de mobilisation sociale sur ses propres bases. Elle ne fait pas seulement qu’appuyer les autres groupes ou participer aux mobilisations organisées par d’autres groupes ou regroupements. |
| |
|
| 4. |
L’organisme rencontre les élus ou les fonctionnaires concernés pour leur présenter ses revendications. |
CES CRITÈRES SONT LES OBJECTIFS IDENTIFIÉS PAR LE GOUVERNEMENT AVEC L’AIDE DE NOS REPRÉSENTANTS. CEPENDANT, DANS LA RÉALITÉ, NOTRE TRAVAIL EST BEAUCOUP PLUS COMPLEXE.
En Éducation populaire autonome (ÉPA), chaque personne militante qui désire s’engager activement dans une lutte doit faire partie intégrante du processus de réflexion et d’analyse critique. Chaque personne doit pouvoir porter la ou les revendications de façon autonome, c’est-à-dire les expliquer clairement à unE collègue de travail, unE conjointE, unE amiE, unE journaliste, etc. Il faut donc s’assurer de recruter, de mobiliser, de valoriser chaque personne, afin d’aller chercher la fibre militante en elle.
L’Éducation populaire autonome (ÉPA) n’offre pas de formation de type scolaire, avec des objectifs quantifiables et vérifiables, par exemple au moyen d’un examen. Il s’agit plutôt d’une animation participative au cours de laquelle on favorise la prise de parole et les échanges d’idées, quelles qu’elles soient. C’est en même temps l’apprentissage de la démocratie.
|
|
| |
|
|
 |
 |
 |
|
Haut  |
| |
|
|
|