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| LOI SUR LES NORMES DU TRAVAIL : DROITS ET RECOURS |
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La loi des normes du travail |
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La Commission des normes du travail (CNT) est l’organisme gouvernemental chargé de faire appliquer la Loi sur les normes du travail et ses règlements. Elle reçoit les plaintes des personnes salariées qui s’estiment lésées par leur employeur. À cette fin, elle dispose de nombreux pouvoirs en matière d’enquête, de médiation, de poursuite et de représentation.
La mission de la Commission des normes du travail
• Surveiller la mise en œuvre et l’application des normes du travail au Québec.
• Contribuer à l’établissement et au maintien des relations justes et harmonieuses entre salariéEs et employeurs.
Selon Statistique Canada (2003), 53% des travailleuses et travailleurs du Québec sont couvertEs seulement par la Loi sur les normes du travail (LNT).
La Loi sur les normes du travail fixe les conditions minimales de travail pour l'ensemble des salariéEs québécoisEs.
Les conditions de travail établies entre l'employeur et les salariéEs ne doivent pas être inférieures à ce qui est prévu par la Loi sur les normes du travail, même s'il existe une convention collective.
La Loi des normes du travail s'applique aux salariéEs selon la définition suivante :
Exécuter un travail pour un employeur donnant droit à un salaire.
Il doit y avoir existence d’un lien de subordination. L'employeur est celui qui définit les lieux, les méthodes, la qualité, le rendement, l’horaire, les techniques utilisées, etc. |
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L'ESSENTIEL À RETENIR LORS DE L’EMBAUCHE |
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(fourni par la CNT)
À l'embauche, on s'entend.
Le vieil adage dit que les bons comptes font les bons amis. C'est pourquoi, bien que la Loi sur les normes du travail n'en fasse pas une obligation, l'employeur et la (le) salariéE auraient avantage à établir clairement les conditions de travail au moment de l'embauche.
N'oubliez pas que …
selon la Loi sur les normes du travail, toute entente verbale ou écrite concernant les conditions de travail est nulle si elle déroge à une norme comprise dans la Loi sur les normes du travail.
Faites le point
La(le) salariéE doit savoir où et pour qui exactement il travaillera. Il doit également connaître les principales tâches qu'il devra accomplir.
Salaire
Tout salarié doit savoir quelle sera sa rémunération. Il faut donc déterminer :
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le salaire et le mode de rémunération (à l'heure, à la semaine, au rendement, à la commission, autre base); |
| • |
les avantages ayant une valeur pécuniaire qui font partie du salaire, s'il y a lieu (notez que ces avantages ne doivent pas faire en sorte que le salarié reçoive moins que le salaire minimum); |
| • |
les modalités de distribution des pourboires lorsque l'employeur les perçoit pour le(la) salariéE (il faut savoir s’il existe une convention de partage des pourboires); |
| • |
le mode de versement du salaire (en argent, par chèque, par virement bancaire); |
| • |
les sommes retenues sur le salaire; |
| • |
la somme exigée pour la chambre et la pension, s'il y a lieu; |
| • |
la période de paie (une semaine, deux semaines, autre). |
Durée du travail
Il est important de connaître :
• l'horaire de travail;
• la semaine de travail;
• le mode de paiement des heures supplémentaires;
• la durée et le moment des repas.
Vacances et congés
Les salariéEs devraient être informéEs sur leurs droits à ce chapitre. Les principaux points à régler sont :
• l'année de référence aux fins du calcul des vacances;
• les modalités qui s'appliquent quant au choix des dates des vacances;
• la durée des vacances et les conditions pour y avoir droit;
• la liste des jours fériés, des jours chômés et des jours payés;
• les absences du travail (congé de maladie, congé de maternité, congés divers) et les conditions de rémunération dans ces cas.
Avis de cessation d'emploi
Enfin, il faut s'entendre sur l'avis écrit à donner au salarié
• avant de mettre fin à son contrat de travail
ou
• de le mettre à pied pour six mois ou plus. |
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SALAIRE |
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Le salaire minimum
| • Salaire minimum |
7,75 $/l’heure (1er mai 2006) |
| • SalariéE à pourboires |
7,00 $/l’heure (1er mai 2006) |
| • SalariéE de l'industrie du vêtement |
8,25 $/l’heure (1er mai 2006) |
| • Travailleur(euse) agricole |
7,60 $/l’heure (1er mai 2006)
Exclu : cueilleurs(euses)
Cueilleurs de framboises : 0,476$ du contenant de 250 ml Cueilleurs de fraises : 0,216$ du contenant de 551 ml
Cueilleurs de pommes : 1,15$ du minot pour les pommiers de type nain
1,42$ du minot pour les pommiers de type semi-nain
1,63$ du minot pour les pommiers standards |
| • SalariéE domestique |
7,60 $/l’heure (1er mai 2006) |
EmployéEs à temps partiel
Un employeur ne peut accorder un salaire inférieur à un salarié pour la seule raison que ce dernier travaille à temps partiel.
Cette norme ne s'applique pas aux salariéEs qui gagnent le double ou plus du salaire minimum.
SalariéEs à pourboires
Qui sont les salariéEs à pourboires ?
Elles et ils reçoivent habituellement des pourboires et :
1. travaillent dans un établissement qui offre, contre rémunération, de l’hébergement à des touristes, y compris un terrain de camping ;
2. travaillent dans un lieu où des boissons alcoolisées sont vendues pour consommation sur place;
3. travaillent dans une entreprise qui vend, livre ou sert des repas pour consommation à l’extérieur;
4. travaillent dans un restaurant, sauf s’il s’agit d’un lieu ou l’activité principale consiste à fournir des services de restauration à des clients qui commandent à un comptoir de service et qui payent avant de manger (ex. : McDonald, A&W).
* si vous avez tout de même un pourboire sans être considéré par la loi comme unE salariéE à pourboire, vous devez obligatoirement les déclarer *
L’employeur ne peut imposer un partage des pourboires entre les salariéEs, c'est à eux de définir la façon de partager les pourboires.
Déclaration des pourboires
L'employeur a l'obligation d'accepter la déclaration de pourboires fournie par les salariéEs.
Pourboires portés sur une carte de crédit
L'employeur ne peut pas exiger des frais de recouvrement de pourboires aux salariéEs lorsque le client utilise une carte de crédit.
Le paiement du salaire
Comment?
• En espèces
• Par chèque encaissable dans les deux jours suivant sa réception
À qui?
• À l'employé
• À un établissement bancaire
Quand?
• À intervalles réguliers ne dépassant pas seize jours
(Il peut arriver qu'un nouvel employé doive attendre un mois avant de recevoir sa première paye.)
• Au mois (pour les cadres)
L'employeur doit vous remettre un bulletin de paie qui contient les informations suivantes :
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le nom de l'employeur; |
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le nom et prénom du salariéE; |
| • |
l'identification de l'emploi du salarié; |
| • |
la date du paiement et la période de travail qui correspond au paiement; |
| • |
le nombre d'heures payées au taux normal; |
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le nombre d'heures supplémentaires payées ou remplacées par un congé avec la majoration applicable; |
| • |
la nature et le montant des primes, indemnités, allocations ou commissions versées; |
| • |
le taux du salaire; |
| • |
le montant du salaire brut; |
| • |
la nature et le montant des déductions effectuées; |
| • |
le montant du salaire net versé au salariéE; |
| • |
le montant des pourboires déclarés par la (le) salarié conformément à l'article 1019.4 de la Loi sur les impôts (chapitre I-3); |
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le montant des pourboires que l’employeur a attribué au salariéE en vertu de l'article 42.11 de la Loi sur les impôts. |
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LES DÉSAVANTAGES DU TRAVAIL AU NOIR |
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Tout le monde ou presque, au cours de sa vie, fera ce qu’on appelle « du travail au noir » :
• gardiennes à domicile,
• petit voisin qui déblaie l’entrée ou qui passe la tondeuse,
• femme de ménage,
• peintre,
• etc.
Voici quelques exemples qui démontrent comment certaines situations peuvent mal tournées lorsqu’il est question de travail au noir.
L’histoire de Martine
Lorsqu’elle a terminé son cours de coiffeuse à l’école « La Belle Couette Enr. », Martine a envoyé des demandes d’emploi dans tous les salons de la région, mais sans succès. Pourtant, Martine était la meilleure élève de sa classe, et elle avait même remporté des prix dans des concours provinciaux.
Découragée, 3 000 $ de dettes d’étude à rembourser, Martine pensait demander de l’aide sociale, lorsque le propriétaire de l’école de coiffure lui proposa du travail régulier, à temps plein à son salon. Martine avait gagné le gros lot! Elle allait travailler dans le domaine qu’elle adorait, à temps plein et pourrait rembourser ses dettes d’études, s’acheter une voiture... elle dépensait déjà son argent !
Un petit hic, cependant. Robert, le propriétaire, lui dit : « je vais te payer sous la table. 5 $ l’heure, 40 heures par semaine, plus tes pourboires, c’est avantageux pour toi. » Martine voulait tellement travailler et gagner honorablement sa vie qu’elle accepta le travail au noir, en attendant de trouver mieux... et finit par cesser ses recherches d’emploi.
Cinq ans plus tard, elle entre au salon, et Robert lui annonce qu’il a vendu et qu’elle n’a plus d’emploi. Comme son emploi n'était pas déclaré, il lui est difficile d'exercer un recours et elle ne peut pas obtenir de prestations d'assurance-emploi. Si son travail avait été déclaré, elle aurait un recours contre un congédiement sans cause juste et suffisante et pourrait toucher des prestations d'assurance-emploi.
L’histoire de Gisèle
Gisèle est mère d’une fillette de 9 ans et récemment divorcée. Avec sa maigre pension alimentaire et ses 15 heures de travail par semaine, au salaire minimum, comme réceptionniste chez un dentiste, elle arrive à peine à joindre les deux bouts.
Un jour, le père de sa meilleure amie lui propose de travailler à son dépanneur, aux heures qui lui conviendront, pour 3 $ l’heure. En plus, il met une chambre à sa disposition, à l’arrière du dépanneur, pour que la petite puisse dormir les soirs où Gisèle travaille. Elle économise donc les frais de gardienne et peut même acheter tout ce dont elle a besoin dans le dépanneur, au prix coûtant, sans les taxes.
Ce sont des conditions de rêve pour Gisèle, qui peut enfin offrir une bicyclette à sa fille et se payer le restaurant de temps à autre. Un soir, Gisèle décide de se trancher de la viande froide pour son usage personnel, et se coupe le bout de l’index droit.
Cet accident, pourtant banal, entraîne trois opérations et l’empêche de travailler à la fois au dépanneur et à la clinique du dentiste pendant une période de cinq mois. Gisèle n’a pas accumulé assez d’heures déclarées chez le dentiste pour retirer des prestations d’assurance-chômage. Elle ne peut pas non plus retirer d’allocations de la CSST pour son accident de travail, puisque ce boulot n’était pas déclaré. Elle n’ose pas dénoncer le père de sa meilleure amie, qui lui a permis de s’en sortir pendant un bout de temps.
L’histoire de Gerry
Gerry est un père de famille responsable, qui travaillait depuis cinq ans dans une papetière. Après la fermeture de l’usine, il a eu plusieurs emplois, rien de sérieux, rien de payant, rien de stable. Il a dû, pour survivre, se résigner à vendre son bateau, son chalet, son camion, sa piscine, sa maison, etc. Il s’est acheté une petite « minoune ». Finalement, après des mois de petite misère, il a dû se résoudre à présenter une demande d’aide sociale.
Il y a un mois, il s’est trouvé un boulot de livreur pour la Pizzeria, dont le slogan est : « C’est livré avant que vous n’ayez le temps de raccrocher ou c’est gratuit ». Cependant, son patron refuse de le déclarer, puisqu’il reçoit de l’aide sociale. C’est même la raison pour laquelle il a accepté de l’embaucher. « Plutôt, lui dit-il, je vais te donner 1,50 $ chaque livraison. »
Malheureusement, Gerry doit souvent rester sur place à ne rien faire en attendant les livraisons. En plus, lorsque la pizza arrive en retard, son patron lui enlève le montant de la facture de sa paye. Les contraventions et les points de démérite s’accumulent dans son dossier.
Un jour, alors que la « minoune » pleine de pizzas à livrer, Gerry provoqua un accident de la route. Les policiers font un rapport à la compagnie d’assurance, qui refuse de payer Gerry parce qu’il n’a pas payé la prime d’assurance-affaires, alors qu’il se sert de son auto pour travailler.
Comme l’accident est sensationnel, les médias rapportent l’affaire et, par hasard, son agent d’aide sociale reconnaît Gerry à la télévision... |
S'enrichit-on vraiment lorsqu’on est payé « sous la table »?
Les avantages du travail déclaré
• On fait sa part en tant que citoyen.
• On s'assure d'une rente décente lors de la retraite.
• On bénéficie d'une couverture en cas d'accident de travail.
• On peut retirer des prestations d'assurance-emploi.
• On obtient plus facilement des références de travail.
• On dort en paix sans avoir peur du fisc.
• On contribue, par le biais de nos impôts.
• Les lois du travail nous protègent.
Les désavantages du travail "au noir"
• On nuit à l'économie du pays.
• Nos revenus sont diminués à la retraite.
• On peut craindre des poursuites du fisc.
• On n’a aucune couverture en cas d'accident.
• On n’a droit à aucune prestation d'assurance-emploi.
• On s'exclut soi-même des protections accordées par la LNT.
Moyens pour régulariser la situation
IL EXISTE DES MOYENS POUR RÉGULARISER SA SITUATION, MAIS ILS SONT LONGS ET LOURDS. C’EST POURQUOI NOUS VOUS RECOMMANDONS DE CONSULTER UN AVOCAT OU LE CANOS POUR SE FAIRE ACCOMPAGNER AU COURS DE CETTE DÉMARCHE.
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DURÉE DU TRAVAIL |
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Semaine normale de travail
La semaine normale de travail est fixée à 40 heures. Au-delà de cette période de temps, les heures travaillées sont des heures supplémentaires.
Repos hebdomadaire
L'employeur doit minimalement accorder une période de repos de 32 heures par 7 jours. Vous avez donc droit à au moins une journée de congé par semaine.
A noter : Avec le consentement des travailleuses et travailleurs agricoles, l’employeur peut reporter le congé à la semaine suivante.
Repas
Selon la LNT, les travailleuses et travailleurs ont droit à une demi-heure de pause repas par 5 heures de travail consécutives. Cette demi-heure n'est pas rémunérée. Par contre, si vous ne pouvez quitter votre poste pendant votre période de repas, l'employeur doit vous payer pour cette demi-heure.
Pause café
Selon la LNT, l'employeur n'est pas obligé d'accorder une pause café. Cependant, s'il en accorde une, elle doit être payée.
Heures supplémentaires
Les heures supplémentaires sont celles exécutées en plus des 40 heures normales de la semaine de travail. Elles sont rémunérées une fois et demie le taux horaire habituel. Votre employeur ne peut vous obliger à reprendre vos heures supplémentaires en congé, à moins que ce ne soit vous qui en fassiez la demande.
Attention : Chaque heure supplémentaire reprise en congé doit être majorée de 50%, donc 1 heure de temps supplémentaire est égale à 1 heure et demie de congé.
Certaines catégories de travailleuses et de travailleurs sont excluEs de la semaine normale de 40 heures, c'est-à-dire qu’elles (qu'ils) n'ont pas droit au paiement d’heures supplémentaires.
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UnE étudiantE employéE dans une colonie de vacances ou dans un organisme à but non lucratif et à vocation sociale ou communautaire, tel un organisme de loisirs; |
| • |
UnE cadre d’entreprise; |
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UnE salariéE qui travaille en dehors de l'établissement et dont les heures de travail sont incontrôlables; |
| • |
UnE salariéE affectéE à la mise en conserve, à l'empaquetage et à la congélation de fruits et de légumes, pendant la période des récoltes; |
| • |
UnE salariéE dans un établissement de pêche, de transformation ou de mise en conserve du poisson; |
| • |
UnE travailleurEUSE agricole; |
| • |
UnE gardienNE de personnes. |
Refus de temps supplémentaire
Vous ne pouvez refuser de faire des heures supplémentaires (après 40 heures) sauf dans les situations suivantes :
| • |
lorsque vous êtes déjà resté 4 heures de plus que vos heures habituelles; |
| • |
lorsque vous avez effectué plus de 12 heures pour une période de 24 heures (vous devez avoir un horaire variable non continu); |
| • |
lorsque vous avez déjà travaillé 50 heures durant la semaine; |
| • |
lorsque votre présence est nécessaire pour remplir des obligations reliées à la garde, à l'éducation ou à la santé de votre enfant, de l'enfant de votre conjoint, de votre conjoint, de votre père ou de votre mère, de votre frère ou de votre sœur. |
Présence au travail
Vous êtes considéréE au travail et devez être payéE :
| • |
lorsque vous êtes à la disposition de votre employeur sur les lieux du travail et obligéE d’attendre qu’on vous donne du travail; |
| • |
durant le temps consacré aux pauses; |
| • |
durant le temps de déplacement exigé par l’employeur; |
| • |
durant la période d’essai ou de formation. |
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ABSENCES ET CONGÉS POUR RAISONS FAMILIALES OU PARENTALES |
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La Loi sur les normes du travail accorde au salarié un certain nombre de congés payés ou non payés par l’employeur, selon le cas, pour des événements reliés à sa famille (voir tableau ci-dessous). Le salarié doit aviser son employeur de son absence le plus tôt possible.
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| Situation |
Congés |
| Adoption |
de l’enfant du conjoint |
2 jours sans salaire |
Adoption
Naissance
Interruption |
d’un enfant
de son enfant
de grossesse à compter de la 20e semaine |
5 jours
(dont 2 payés si le salarié est à l’emploi de son employeur depuis au moins 60 jours)
Ce congé peut être fractionné en journées à la demande du salarié. Il ne peut être pris après l’expiration des 15 jours qui suivent l’arrivée de l’enfant. |
| Décès ou funérailles |
du conjoint, d’un enfant, de l’enfant du conjoint, du père, de la mère, d’un frère, d’une soeur |
1 jour avec salaire et
4 jours sans salaire |
| Décès ou funérailles |
d’un gendre, d’une bru, des grands-parents, des petits-enfants, de même que du père, de la mère, du frère ou de la sœur du conjoint |
1 jour sans salaire |
| Mariage ou union civile |
du salarié |
1 jour avec salaire |
Mariage ou union civile |
des enfants du salarié, de son père, de sa mère, d’un frère, d’une sœur, de l’enfant du conjoint |
1 jour sans salaire |
| Obligations |
● reliées à la garde, à la santé ou à l’éducation d’un enfant du salarié ou d’un enfant de son conjoint
● reliées à l’état de santé du conjoint du salarié, de son père, de sa mère, d’un frère, d’une sœur ou d’un de ses grands-parents |
10 jours par année sans salaire
Ce congé peut être fractionné en jours pris à divers moments au cours de l’année. Une journée peut aussi être fractionnée (en demi-journée par exemple) si l’employeur y consent. |
| Présence requise |
auprès de l’enfant du salarié, de son conjoint, de l’enfant de son conjoint, de son père, de sa mère, d’un frère, d’une sœur ou de l’un de ses grands-parents en raison d’une grave maladie ou d’un grave accident |
Au plus 12 semaines* sur une période de 12 mois
(Le salarié doit être à l’emploi de son employeur depuis trois mois)
*L’absence peut être prolongée si un enfant mineur du salarié est atteint d’une maladie grave, potentiellement mortelle. Elle se termine au plus tard 104 semaines après le début de l’absence. |
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Congé de maternité
Préavis
Un préavis écrit doit être remis 3 semaines avant le congé et doit être accompagné d'un certificat médical indiquant la date prévue de l'accouchement. Le préavis doit préciser la date du début du congé et la date de retour au travail.
Congé
Le congé compte 18 semaines (qui peuvent être suivies par les 52 semaines du congé parental).
• Le congé est sans salaire (Par contre, vous pouvez recevoir des prestations du Régime québécois d'assurance parentale si vous y êtes admissible).
Début du congé
Le congé peut commencer au plus tôt la 16e semaine précédant la date de l'accouchement. Il est réparti au gré de la salariée, avant ou après la date prévue pour l’accouchement.
Retour au travail
Vous occuperez le même poste et aurez droit aux mêmes avantages que si vous ne vous étiez pas absentéee.
Examens liés à la grossesse
Vous pouvez vous absenter du travail pour subir des examens reliés à votre grossesse. Aucune limitation quant au nombre d’absences permises n’est imposée. Le droit de la salariée enceinte de s’absenter pour des examens médicaux s’étend également au cas où elle subit un examen effectué par une sage-femme.
Congé parental
Préavis
Un avis écrit doit être remis à l'employeur 3 semaines avant le congé. Le préavis doit préciser la date du début du congé et la date de retour.
• Le congé peut être pris par le père ou la mère.
• La durée maximale est de 52 semaines.
• Le congé est sans salaire. (Par contre, vous pouvez recevoir des prestations du Régime québécois d'assurance parentale si vous y êtes admissible)
Retour au travail
Vous retrouverez votre poste et les mêmes avantages que si vous ne vous étiez pas absentée.
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AVIS DE CESSATION D’EMPLOI |
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L’employeur doit donner un avis écrit de licenciement dans un délai prescrit par la loi. Cependant, certaines circonstances soustraient l’employeur à l’obligation de fournir l’avis :
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les salariéEs qui n’ont pas trois mois de service continu; |
| • |
les salariéEs qui ont commis une faute grave; |
| • |
les salariéEs licenciéEs ou mis à pied en raison d’un cas majeur (ex. : incendie); |
| • |
les salariéEs dont le contrat à durée déterminée expire; |
| • |
les salariéEs qui ont été engagéEs pour exécuter une tâche précise à la suite de laquelle leur contrat prend fin.
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| Service continu |
Durée de l’avis |
| 3 mois à 1 an |
1 semaine |
| 1 an à 5 ans |
2 semaines |
| 5 ans à 10 ans |
4 semaines |
| 10 ans et plus |
8 semaines |
Indemnité
L’employeur qui ne donne pas d’avis doit verser aux salariéEs une indemnité ($) compensatoire équivalant à leur salaire habituel pour une période égale à celle du délai prescrit par la loi.
Le préavis de démission
La Loi sur les normes du travail ne vous oblige pas à donner un préavis de démission à votre employeur; mais quand cela est possible nous vous conseillons de lui en remettre un.
Relevé d'emploi
L'employeur a 5 jours pour vous remettre votre relevé d'emploi (le document que vous remettez à l'assurance-emploi).
Références et certificat de travail
L'employeur n'est pas obligé de fournir des références, mais il doit fournir un certificat de travail aux salariéEs qui en font la demande. À l'expiration du contrat de travail, les salariéEs peuvent exiger que leur employeur leur délivre un certificat de travail faisant état exclusivement de la nature et de la durée de leur emploi, du début et de la fin de l'exercice de ses fonctions ainsi que du nom et de l'adresse de l'employeur. Le certificat ne peut faire état de la qualité du travail ou de la conduite des salariéEs.
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LES RECOURS |
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Les recours inscrits dans la LNT
• Recours relatifs à une plainte pécuniaire
• Recours relatifs à des pratiques interdites
• Recours relatifs à un congédiement sans cause juste et suffisante
Recours relatif à une plainte pécuniaire
Vous pouvez réclamer
Salaire régulier, semaines de formation, jours fériés, heures supplémentaires, préavis de cessation d’emploi, vacances annuelles. Délai de recours
1 an
Étapes
La plainte est déposée par écrit, en personne ou par téléphone à la Commission des normes du travail.
La Commission nomme unE inspecteurE-enquêteurE.
La Commission fait les démarches afin de récupérer les sommes dues.
À noter que la Commission des normes du travail doit obtenir votre consentement pour divulguer votre nom à l'employeur.
Recours relatifs à des pratiques interdites
La Loi interdit à l’employeur de vous congédier, de vous déplacer, de vous suspendre, d’exercer à votre égard des mesures discriminatoires ou des représailles pour les raisons suivantes :
| • |
vous avez exercé un droit reconnu par la Loi sur les normes du travail; |
| • |
vous avez fourni des renseignements à la CNT; |
| • |
vous êtes enceinte; |
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vous vous êtes vu saisir votre salaire par un créancier; |
| • |
vous avez atteint ou dépassé l’âge de la retraite; |
| • |
vous avez refusé de faire des heures supplémentaires pour remplir des obligations envers un membre de votre famille proche; |
| • |
votre employeur veut se soustraire à l’application de la Loi. |
Délai de recours
Vous disposez de 45 jours de calendrier suivant l'évènement pour déposer une plainte.
Étapes
1- Dépôt de la plainte
2- Enquête
3- Offre de médiation. À n'importe quel moment de l'enquête une médiation peut avoir lieu si les deux parties acceptent. Si vous parvenez à une entente, votre dossier s'arrête là.
4- S'il n'y a pas d'entente en médiation et que l'enquête semble confirmer les faits dont vous vous plaignez, votre plainte sera transmise au Commissaire des relations de travail pour une audience et la Commission des normes du travail vous fournira un avocat.
5- Décision de la Commission des relations de travail
Recours relatif à un congédiement sans cause juste et suffisante
Vous devez avoir cumulé 2 ans de service continu.
Congédiement arbitraire
L’employeur vous congédie sans avoir de reproche à vous faire.
L’employeur vous accuse injustement de méfaits pour justifier le congédiement.
Congédiement déguisé
L’employeur modifie à tel point vos conditions de travail que vous n’avez d’autre choix que de démissionner.
Délai de recours
Vous disposez de 45 jours suivant le calendrier.
Étapes
1- Dépôt de la plainte
2- Enquête
3- Offre de médiation. À n'importe quel moment de l'enquête une médiation peut avoir lieu si les deux parties acceptent. Si vous parvenez à une entente, votre dossier s'arrête là.
4- S'il n'y a pas d'entente en médiation et que l'enquête semble confirmer les faits dont vous vous plaignez, votre plainte sera transmise au Commissaire des relations de travail pour une audience et la Commission des normes du travail vous fournira un avocat.
5- Décision de la Commission des relations de travail
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